Accéder au bonheur

La sérénité et la quiétude sont l’apanage de nos ancêtres. Malgré les conditions de vie difficiles auxquelles ils étaient soumis, ils étaient toujours sereins, calmes et détendus ; et leur visage affichait un sourire permanent.

Mais quel est donc le secret de cette tranquillité et de ce bien-être ?

La émouna (la confiance en Dieu). Voilà la réponse !

La émouna de nos pères résistait à toute épreuve. Le Nom de Dieu était présent dans leur bouche. Ils savaient ce qu’était la joie. Et lorsque survenait un malheur, ils l’acceptaient avec amour et disaient: « gam zou létova (cela aussi est pour le bien)! ».

Ils savaient qu’ils étaient les enfants de Dieu. Le fils qui était aux côté de son père n’avait qu’une seule crainte : celle de ne pas le servir comme il se doit, et de ne pas trouver grâce à ses yeux. Mais, hélas, cette émouna s’est éteinte ! Et aujourd’hui, l’homme pense qu’il est le maître à bord, et qu’il contrôle tout. Pas étonnant alors qu’il ne puisse trouver de repos et de tranquillité !

« Im yéch lo mané rotsé matayim » s’il a 100, il voudra 200! ». Il n’est jamais satisfait! Chaque échec, chaque défaillance, le met dans un état de frustration, et le conduit  vers la dépression et la mélancolie.

On raconte qu’un Sage, érudit en Torah, qui était très pauvre, était marié à une femme qui, malheureusement, ne parvenait pas à s’accoutumer à cette situation de pauvreté. Cette femme gémissait, souffrait, soupirait, et se plaignait de son sort ; lorsqu’un jour, un proche de la famille alla rapporter au Sage qui passait son temps à étudier au Beth Hamidrash, les ressentiments et l’amertume de cette femme. Mais, curieusement, le Sage affichait un visage lumineux, éclatant et resplendissant de bonheur. On alla lui dire : « Ta femme est en train de gémir, de souffrir ; et toi tu es heureux ?? ».

Le Sage répondit: « Elle a sans doute raison car ses espoirs sont tournés vers moi, mais n’étant qu’un être de chair et de sang, que puis-je faire pour la délivrer de ses souffrances ? Mais moi aussi j’ai raison. Car mes espoirs sont tournés vers le Ciel, et Dieu est kol yakhol (Il peut tout faire) !

Tout Lui appartient! Comment puis-je ne pas être heureux ?

La émouna est l’unique moyen de parvenir au bonheur.

La Guémara Sanhédrin affirme que le Sage est celui qui connait sa place.

Nos ancêtres étaient des Sages. Ils connaissaient leur véritable place et étaient satisfaits de leur sort. Ils n’aspiraient pas à acheter une maison secondaire ou une voiture familiale du fait de la pression sociale !

C’est cela le sens du verset : « ki yar’hiv Hachem et guévoulekha véamarta okhla bassar »: on ne doit avoir envie de manger de la viande que dans l’aisance et dans la richesse.

En d’autres termes, il faut adapter et vivre sa vie en conformité avec les moyens dont on dispose. Les campagnes de marketing et la formidable propagande d’intox des agences publicitaires font rêver l’homme et le sortent de sa propre réalité. Pour être « dans le coup », pour être « in », l’homme devra travailler de nombreuses heures supplémentaires et devra se sacrifier au détriment de sa famille et de l’éducation de ses enfants, pour assouvir un besoin créé de toutes pièces par les forces de l’illusion.

Si nous voulons retrouver le sourire et la sérénité, il nous faut revenir au mode de vie de nos pères.

Eux avaient la sagesse de la vie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *