Poser une question

A-t-on le droit à Hochana Raba de jeter son loulav et son étrog ?

On peut se demander: Que faire des objets de mitsva une fois qu’on a fini de les utiliser ? A-t-on le droit de les jeter à la poubelle, ou bien faudrait-il les mettre à la gueniza ?
Cette question se pose par exemple pour des tsitsit qui se sont abîmés. Mais, aujourd’hui, nous allons y répondre uniquement en ce qui concerne les arba minim: une fois que la fête de Soukkot est passée, et qu’on n’en a donc plus besoin, peut-on les jeter à la poubelle ?

Une Michna dans Méguila nous dit: « tachmiché mitsva nizrakine véenane nignazine ».
Cela signifie que les objets qu’on utilise pour faire une mitsva (exemples: le Loulav, le Etrog, les Hadassim et la Arava) n’ont pas besoin d’être mis à la gueniza lorsqu’on ne les utilise plus. Ils peuvent être jetés à la poubelle.
C’est un peu ce qui est écrit dans le Choul’hane Aroukh (au simane 21, séif 1et 2), où ce langage de « nizrakine véenane nignazine » est repris.
Au simane 664, au séif 8, l’auteur du Choul’hane Aroukh parle de ce din (de jeter les tachmiché mitsva à la poubelle au lieu de les amener à la gueniza), mais il dit quand-même qu’il faudra faire attention à ne pas être nohegue minhag bizayone.
Le ‘Hida dans Birké Yossef (simane 21, séif katane 2) écrit aussi cette Halakha disant qu’il faudra veiller à ne pas être nohegue minhag bizayone.
Par conséquent, même s’il est marqué au simane 21 du Choul’hane Aroukh qu’on peut jeter les tachmiché mitsva à la poubelle, les poskim disent qu’il faudra faire attention à ne pas être nohegue minhag bizayone.
Il ne faudra donc pas, par exemple, les poser à un endroit où les gens risquent de marcher dessus et de les écraser.
Le fait de les jeter à la poubelle peut aussi être considéré comme minhag bizayone. C’est pourquoi on évitera de les y jeter.
Lorsqu’on a fini d’utiliser les arba minim, on veillera donc à ne pas les mettre à un endroit où les gens pourraient marcher dessus (exemple: parterre). On ne les jettera pas non plus à la poubelle, mais à côté de celle-ci (et après, les éboueurs s’en occuperont).
A propos du Etrog, le Kaf Ha’Haïm écrit qu’on a l’habitude de ne pas le jeter, mais de le garder pour en faire une confiture.
Par conséquent, celui qui peut le garder pour accomplir encore des mitsvot avec, tavo alav berakha.
Et ce qu’on voudra jeter, on le mettra à côté de la poubelle, et on veillera à ne pas être nohegue minhag bizayone.

Télécharger

Vous devez avoir un plan d'abonnement pour accéder aux téléchargements. J'ai déjà un compte | Abonnez-vous maintenant

Tags

On peut se demander: Que faire des objets de mitsva une fois qu’on a fini de les utiliser ? A-t-on le droit de les jeter à la poubelle, ou bien faudrait-il les mettre à la gueniza ?
Cette question se pose par exemple pour des tsitsit qui se sont abîmés. Mais, aujourd’hui, nous allons y répondre uniquement en ce qui concerne les arba minim: une fois que la fête de Soukkot est passée, et qu’on n’en a donc plus besoin, peut-on les jeter à la poubelle ?

Une Michna dans Méguila nous dit: « tachmiché mitsva nizrakine véenane nignazine ».
Cela signifie que les objets qu’on utilise pour faire une mitsva (exemples: le Loulav, le Etrog, les Hadassim et la Arava) n’ont pas besoin d’être mis à la gueniza lorsqu’on ne les utilise plus. Ils peuvent être jetés à la poubelle.
C’est un peu ce qui est écrit dans le Choul’hane Aroukh (au simane 21, séif 1et 2), où ce langage de « nizrakine véenane nignazine » est repris.
Au simane 664, au séif 8, l’auteur du Choul’hane Aroukh parle de ce din (de jeter les tachmiché mitsva à la poubelle au lieu de les amener à la gueniza), mais il dit quand-même qu’il faudra faire attention à ne pas être nohegue minhag bizayone.
Le ‘Hida dans Birké Yossef (simane 21, séif katane 2) écrit aussi cette Halakha disant qu’il faudra veiller à ne pas être nohegue minhag bizayone.
Par conséquent, même s’il est marqué au simane 21 du Choul’hane Aroukh qu’on peut jeter les tachmiché mitsva à la poubelle, les poskim disent qu’il faudra faire attention à ne pas être nohegue minhag bizayone.
Il ne faudra donc pas, par exemple, les poser à un endroit où les gens risquent de marcher dessus et de les écraser.
Le fait de les jeter à la poubelle peut aussi être considéré comme minhag bizayone. C’est pourquoi on évitera de les y jeter.
Lorsqu’on a fini d’utiliser les arba minim, on veillera donc à ne pas les mettre à un endroit où les gens pourraient marcher dessus (exemple: parterre). On ne les jettera pas non plus à la poubelle, mais à côté de celle-ci (et après, les éboueurs s’en occuperont).
A propos du Etrog, le Kaf Ha’Haïm écrit qu’on a l’habitude de ne pas le jeter, mais de le garder pour en faire une confiture.
Par conséquent, celui qui peut le garder pour accomplir encore des mitsvot avec, tavo alav berakha.
Et ce qu’on voudra jeter, on le mettra à côté de la poubelle, et on veillera à ne pas être nohegue minhag bizayone.

Le rabbin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *