Comment accéder au bonheur ?

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On remarque une chose tout à fait curieuse: les gens égoïstes, qui ne pensent qu’à eux et n’agissent que pour eux, sont dans un premier temps satisfaits; mais au bout d’un certain temps, ils sont tristes et même dépressifs. Ils sont dans une dépression terrible. Ils se trouvent seuls et abandonnés.

Quelque part, cela est paradoxal.

On pourrait, en effet, penser que celui qui prend beaucoup de choses et de plaisirs est très heureux,  alors que celui donne beaucoup se trouve dans le dénuement et dans la tristesse. Or on voit que c’est exactement le contraire ! Que celui qui est égoïste est triste, alors que celui qui donne est heureux !

Comment comprendre cela ?

Cela n’est pas simplement dû au fait que lorsqu’on donne, on vit avec les autres; alors que lorsqu’on est égoïste, on se retrouve seul.

C’est que, profondément, lorsque l’homme est égoïste, il rencontre la mort. Par que celui qui est égoïste n’est qu’avec lui-même. Or le soi-même a un destin livré à la mort.

L’homme est mortel. Il est la finitude. Il n’a aucun avenir. Il est de la poussière et va redevenir poussière. Sa chair va être dévorée par les vers.

La seule façon d’accéder à l’allégresse, au bonheur, c’est d’être capable de traduire son existence en éternité. C’est cela qui permet d’échapper à la mort.

Pour pouvoir traduire son existence en éternité, il faut considérer que ce n’est pas seulement moi qui est important, ce sont aussi les autres, le partage, quelque-chose qui dépasse ma propre vie.

Contrairement aux animaux et aux choses, l’homme n’est pas condamné à rester enfermé dans les frontières de ce qu’il est.

Il peut être ce qu’il n’est pas. Et il peut donc être immortel. Comment ? En se multipliant à l’infini.

L’expérience du partage est une expérience où je deviens autre chose que moi-même et où, par conséquent, j’échappe à la mort et j’accède à la joie.

C’est pour cela que les gens égoïstes sont condamnés à la tristesse, à la mesquinerie, à la petitesse et même à la dépression. Alors que ceux qui savent donner, ceux qui savent partager (avec leur proches, avec tout leur entourage, avec tout le peuple juif et même avec toute l’humanité) sont emplis d’un souffle de bonheur.

Parce qu’en vérité, leur vie est transfigurée par quelque-chose qui les dépasse.

Par conséquent, à la fin, ils rencontrent Dieu, l’infini, l’éternité absolue; et ils sont dans le bonheur.

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