Devinette sur la paracha Bamidbar

devinette

Cette semaine, nous entamons le quatrième livre de la Torah, Sefer Bamidbar.

Ce livre va conter le magnifique périple des Bné Israël dans le désert. Quarante années durant lesquelles vont se succéder miracles, révoltes et corrections.

Dans la Paracha, Hachem ordonne aux Bné Israël la marche à suivre, organise les groupes des tribus et leur emplacement autour du Aron.

Aussi, Moché recense les Bné Israël par tribu ; sur l’ordre d’Hachem.

Question :

Cette semaine est décédé le grand Saba Elimélékh’.

Ce Talmid H’akh’am sans égal a quitté le monde à l’âge de 120 ans comme Moché Rabbénou.

Malgré son âge avancé, la famille et la communauté sont en peine terrible car la perte est grande. Saba Elimélékh’ était d’une précision extraordinaire liée à une douceur sans égal.

Ces qualités exceptionnelles, il les avaient certainement acquises grâce à l’étude de la Torah.

Il n’est donc pas étonnant qu’il ait laissé un testament que l’on trouva pendant les Chiv’a dans le Choulkh’an Aroukh’ … aux lois de Avélout : il avait pensé à tout!!!

Dans le testament on pouvait lire la demande suivante :

« Tous mes biens seront partagés en part égale parmi tous les membres de ma famille : fils, filles, frères et sœurs.

C’est le Dayan de la ville Rav A. qui est désigné pour contacter les bénéficiaires et effectuer le partage selon la Torah ».

Lorsque toute la famille se retrouve après les Chlochim dans le bureau du Dayan, tout le monde remarque l’absence de Tata Chlomit et Tonton Aaron (respectivement sœur et frère de Saba Elimélékh’) qui n’ont pas été convoqués.

Tout le monde est étonné car le Testament stipulé bien : « tous les membres de ma famille: fils, filles, frères et sœurs« . D’ailleurs tous les autres oncles et tantes sont présents.

Le Dayan ne s’est pas trompé, il a agi selon la plus stricte Halakh’a dit-il comme on l’apprend dans la Paracha.

Sauriez-vous à quoi fait référence le Dayan Rav A. ?

Indice : Il n’est pas question d’adoption ni de refus de la part des frères et sœurs… 

Réponse :

La consigne du testament est problématique car elle est contradictoire.

D’un côté Saba Elimélekh’ demande à faire hériter frères et sœurs (qui n’ont pas lieu d’hériter selon la Torah lorsqu’il y a des enfants).

D’autre part, il demande à ce que l’héritage se fasse selon les lois de la Torah.

Les Posskim écrivent que dans ce cas là, il faut trouver une explication aux mots selon le lexique de la Torah ; à plus forte raison quand il s’agit d’un Talmid H’akh’am car il est tout à supposer que son intention était selon le lexique Toraique.

Il est marqué dans la Paracha que Moché a recensé les Bné Israël par famille selon la maison des pères :  »למשפחותם לבית אבותם ».

La Guémar Baba Batra (109b) apprend de ce verset que la notion de « famille » s’applique à l’ascendance paternelle.

C’est à dire que des frères de par le père seront considérés comme de la même famille alors que des frères (ou sœurs) par la mère ne seront pas considérés de la meme famille.

Ainsi, on peut considérer que Saba Elimélekh’ (en disant de ma famille) voulait faire hériter ses frères et sœurs de par son père, or Tante Shlomit et Tonton Aaron étaient nés d’un mariage précédent de sa mère ; ils étaient certes frères et sœurs mais de mère.

Ils ne sont donc pas concernés par l’héritage.

שבת שלום

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