Korah: Le chalom à tout prix ?

Korah est le symbole même de la contestation du leadership de Moché Rabbénou.

Généralement, lorsqu’on est en conflit avec autrui, nous savons pertinemment que nous n’avons pas raison à 100%.

Et pourtant, cela ne nous empêche pas de rester sur nos positions, sans chercher à faire le chalom, à se montrer conciliant.

La paracha de Korah nous montre l’exemple d’un homme, Moché Rabbénou, qui, bien qu’ayant totalement raison, a cherché à faire le chalom avec ses opposants : Korah et son assemblée.

Il a tenté de les convaincre de leur erreur. Mais, n’y étant pas parvenu, il va demander à Datan et Aviram d’apaiser Korah.

Mais ces deux hommes, particulièrement contestataires, ont refusé de le faire…

Quoi qu’il en soit, quelle leçon de voir que Moché, bien qu’ayant totalement raison et sachant pertinemment qu’il n’avait fait qu’accomplir la volonté divine, a eu la modestie d’aller voir ses adversaires pour essayer de parvenir au chalom !

Nous ne sommes certes pas à ce niveau. Car nous, lorsque nous sommes en conflit avec quelqu’un, il n’est pas possible que nous ayons raison à 100%. Mais dans une situation pareille, nous avons l’occasion d’agir comme Moché Rabbénou, d’avoir ce comportement exemplaire qui consiste à mettre son orgueil de côté (au lieu de se dire: « Quoi ? Mois je vais aller le voir pour lui parler ? Il n’en est pas question ! C’est à lui de venir s’excuser ! ») pour faire le chalom.

Si la Torah nous parle de ce comportement de Moché, c’est que nous avons la possibilité d’atteindre ce haut niveau.

L’important dans la vie n’est pas d’avoir raison.

C’est de sanctifier le nom de Dieu, le nom Chalom, dans le monde.

Lorsque nous avons raison, l’épreuve est encore plus difficile.

Car dans tout conflit, lorsqu’on pense avoir raison, on estime qu’on n’a rien à se reprocher et que c’est l’autre qui est en tort.

Mais en réalité, le fait d’avoir raison ne dispense pas de s’investir pour faire le chalom.

Moché Rabbénou avait complètement raison, et pourtant il a insisté pour qu’il y ait le chalom entre lui et ses détracteurs.

A la fin de la Amida, lorsque nous disons « עושה שלום במרומיו (ossé chalom bimromav) », nous faisons trois pas en arrière. Ceci rappelle que, pour obtenir le chalom, il faut parfois « savoir reculer ». Il faut parfois savoir laisser la place à l’autre.

Ceci n’est, évidemment, pas toujours facile.

Mais c’est un immense mérite. C’est le mérite grâce auquel Moché Rabbénou peut protéger tout homme de toutes les accusations qui pourraient (en raison de ses fautes) exister contre lui.

 

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