La capacité de bénir

A Jewish man wearing Tallit and Tefillin read from the Torah book pray to God under a blue sky with sheep clouds. Photo by Rafael Ben-Ari/Chameleons Eye

Il y a un sujet sur lequel les gens sont particulièrement sensibles. C’est celui de la bénédiction.

En effet, l’homme désire être béni. Car la bénédiction, c’est de réaliser des choses en peu de temps.

Si, par exemple, j’ai besoin de travailler huit heures pour pouvoir gagner ma parnassa, l’homme béni est celui qui pourra peut-être gagner la même chose en travaillant, par exemple, la moitié du temps.

La bénédiction n’implique donc pas obligatoirement l’abondance.

Elle n’est pas forcément quantitative. Elle peut aussi être qualitative. Mais quelle que soit la forme que prend la bénédiction, elle est indispensable à la réussite.

Il est donc très important de savoir qui est apte à donner des bénédictions.

Depuis que le peuple juif existe, nous savons pertinemment que lorsqu’un juif a des problèmes, il va voir un tsadik. Car les tsadikim s’annulent devant la volonté de D.ieu. Alors, en retour, D.ieu « annule Sa volonté » devant la leur. Il fait en sorte de réaliser leurs paroles.

C’est pourquoi, avant d’entreprendre une chose, il est très important d’aller voir un tsadik. Car D.ieu est « obligé » de réaliser la volonté du tsadik.

La paracha de Balak nous montre qu’il n’y a pas que les tsadikim qui peuvent faire des bénédictions.

Toute personne ayant la capacité de voir le bien chez autrui peut aussi en donner, comme l’indiquent les mots « טוב עין הוא יברך (celui qui a un bon œil pourra faire la berakha) ».

Avoir un bon œil, c’est être capable de voir le bon côté des choses, le positif.

Il y a des gens qui, par définition, sont négatifs.

Il voient le mal chez tout le monde: chez eux-mêmes, chez leur femme, chez leurs enfants, chez leurs amis… Ces gens-là ne peuvent pas donner de berakha. Car, pour pouvoir bénir, il faut être capable de positiver.

Bilam était aussi grand que Moché Rabbénou, il avait atteint son niveau de prophétie.

Par contre, au niveau des qualités humaines, il n’était pas du tout au niveau de Moché Rabbénou: il était égoïste, il ne pensait qu’à assouvir ses propres désirs… Et il avait même des relations avec son ânesse! C’était donc un homme d’un niveau extrêmement bas, malgré son haut niveau de prophétie, car il n’a pas travaillé sur lui-même.

S’il a eu accès à la prophétie, ce n’était pas dû à un travail personnel mais parce que D.ieu lui avait accordé cette faveur afin que les nations ne puissent pas prétexter : « Nous aussi, si nous avions eu un prophète comme Moché Rabbénou, nous aurions été des gens de valeur ! »

Bilam était donc un homme mauvais, qui cultivait le mal. Un homme négatif. C’est pourquoi il ne pouvait pas bénir. Il pouvait seulement bénir une personne déjà bénie, comme l’indiquent les mots « את אשר תברך מבורך (celui que tu béniras est béni) » (cf. Bamidbar 22-6). Par contre, il pouvait maudire une personne bénie, comme l’indiquent les mots « ואשר תאור יואר (celui que tu maudiras sera maudit) ».

Bilam avait la capacité de maudire parce qu’il ne voyait que le mal, c’est la raison pour laquelle il était borgne: il ne voyait que d’un œil, que d’un côté: le côté négatif.

Voir le positif, c’est un choix.

Celui qui a un regard positif sera lui-même heureux, puisqu’il ne sera pas sans cesse en train de se focaliser sur ce qui ne va pas.

Et il aura la capacité de bénir.

Car seul celui qui voit le positif peut bénir.

C’est pourquoi, lorsqu’on a une bénédiction à demander, il faut la demander à une personne particulièrement joyeuse (à un homme qui vient de fêter la brit mila de son fils, par exemple). Car celui qui vit des moments de joie intense véhicule une joie immense, qu’il pourra donc transmettre à d’autres.

C’est pourquoi ce sont les Cohanim qui sont les véhicules de la Birkat Cohanim.

Ce sont eux qui nous souhaitent la berakha, l’abondance matérielle.

Eux spécialement, parce qu’ils recevaient des dons des Bné Israël.

En effet, D.ieu a fait en sorte que les Cohanim n’aient pas leur propre terre, pour qu’ils reçoivent leur nourriture des Bné Israël et qu’ils aient, en retour, très envie de les bénir, de leur permettre de recevoir une bénédiction.

Le tsadik peut bénir. Mais un homme qui est plein de joie, qui voit le bon côté des choses, a aussi cette capacité.

D’où l’importance de fréquenter des gens positifs, et de leur demander des bénédictions.

Car il est sûr que D.ieu écoute leur prières, qui sont faites de tout cœur, avec une volonté sincère de faire du bien autour d’eux.

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