La émouna: la clé de la réussite

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On parle souvent de émouna (confiance en Hachem) en considérant celle-ci comme une aide pour surmonter les difficultés de la vie. Et il est vrai que celui qui a de la émouna arrivera plus facilement à gérer les problèmes que celui qui n’en a pas ?

Mais la émouna n’est pas seulement une aide pour surmonter les difficultés. Elle permet de créer les évènements, au lieu de simplement les subir. Elle permet aux choses de venir vers nous.

Cette idée, nous la trouvons à plusieurs endroits dans la Torah, et notamment dans la paracha de Béchala’h. Et c’est une idée très importante, puisque nous devons l’utiliser presque à chaque instant de notre vie. Mais en quoi la paracha de Béchala’h la rappelle-t-elle ?

Dans la paracha de Béchala’h, la Torah nous parle du moment où les Bné Israël se sont retrouvés face à la Mer, et où les Égyptiens étaient derrière eux, en train de les poursuivre. Moché Rabbénou, ne sachant pas comment D.ieu allait sauver les Bné Israël, se mit à Le prier. Mais Hachem lui dit: « Ce n’est pas le moment de prier! Parle aux Bné Israël et qu’ils avancent ! ».

Rachi explique ces propos très étonnants: pourquoi n’était-ce pas le moment de prier ? Dans une situation aussi éprouvante, n’était-il pas évident de demander l’aide d’Hachem ? Par conséquent, pourquoi n’est-ce pas le moment de prier mais d’avancer ?

Rachi explique que D.ieu a dit à Moché: « Tu n’as pas besoin de prier, car tes ancêtres ont déjà cru en Moi. Malgré toutes les épreuves auxquelles ils ont été confronté, et même s’ils n’ont pas vu la récompense de leur foi en Moi, c’est grâce à cette émouna que la Mer va s’ouvrir ».

C’est aussi grâce à la émouna que les Bné Israël ont pu suivre Hachem sans amener de provisions pour la route avec eux, si ce n’est une pâte qui n’a même pas eu le temps de lever. Ils avaient alors une très grande confiance en D.ieu.

Et c’est cette émouna, cette confiance aveugle qu’ils ont eu envers Hachem, qui va créer, plus tard, l’événement de l’ouverture de la Mer Rouge.

Rav Yérou’ham dit que les Bné Israël, grâce à leur émouna, s’élèvent au delà de la nature; et que la tefila, c’est la dimension de la nature.

Cela signifie que lorsqu’on prie, on ne fait pas des miracles. On permet à l’abondance de venir dans ce monde, de la manière dont Hachem a voulu qu’elle y vienne. Mais la émouna est beaucoup plus forte que la tefila, car elle permet à des miracles d’avoir lieu.

C’est la émouna qui nous a permis (à nous, Bné Israël) d’être encore là aujourd’hui, malgré toutes les tentatives de destruction à notre encontre.

La émouna permet de ne pas seulement subir les évènements, mais au contraire de les créer.

Et s’il faut, par exemple, avoir la émouna en la venue du Machiah, y croire fermement même s’il tarde à venir, c’est parce que le fait de croire en cet événement entraînera sa réalisation. Alors que si, au contraire, on n’y croit pas, rien ne se passe.

De même, dans la vie, il y a des gens qui changent très fréquemment de travail car ils en sont toujours insatisfaits; alors que d’autres, au contraire, occupent le même poste depuis des années (voire des générations, puisqu’il s’agit parfois aussi de l’affaire dans laquelle travaillaient leur père et leur grand-père), et tout se passe bien. Car ces derniers ont la émouna, ils ont confiance en eux et savent qu’ils vont réussir (même s’ils ne savent pas forcément comment).

Alors que les autres ne croient pas en ce qu’ils font. Par conséquent, ils ne réussissent pas.

La émouna est le moteur de toute réalisation.

Parfois, nous ne comprenons pas pourquoi nous devons traverser telle ou telle difficulté. Mais une situation d’épreuve est justement l’occasion de garder une émouna complète en HachemD.ieu, et donc de vivre ensuite un événement très positif.

Hachem a créé le monde de la rigueur, et celui de la miséricorde. Le monde de la rigueur, c’est celui où je ne comprends pas; où ce qui me permet de vivre, c’est la émouna. Le passage par ce monde est nécessaire pour accéder au monde de la miséricorde. La miséricorde, c’est l’ouverture de la Mer Rouge. C’est la réussite dans la parnassa ou dans l’éducation des enfants.

Dans l’éducation, le succès de nos enfants  dépend de la confiance que l’on a  en eux. De même pour la réussite du couple, ou pour notre propre réussite: pour qu’elle puisse avoir lieu, il faut y croire !

Récemment, des statistiques ont été publiées, et elles ont révélé que l’homme qui réussit un examen n’est pas le plus intelligent de tous les candidats, mais celui qui a confiance en lui. Celui qui sait qu’il va y arriver.

Chaque fois qu’on a eu une faiblesse, c’était en raison d’un manque de émouna.

Partir défaitiste, pessimiste, c’est rater d’avance.

Aujourd’hui, l’avenir et la réussite de nos enfants dépend de la confiance qu’on a en eux.

La émouna est extrêmement importante. C’est la clé de la réussite de la vie.

La émouna est plus forte que la prière. Elle permet de créer même des miracles.

Cette émouna, c’est la force du Am Israël. C’est ce qui nous a permis de passer les épreuves. C’est ce qui nous a permis d’ouvrir la Mer Rouge.

Au moment où les Bné Israël se sont retrouvés devant la Mer, ce n’était pas le moment de prier. Car à ce moment-là, il fallait un miracle. Et pour qu’un miracle ait lieu, la émouna est indispensable.

Dans les moments difficiles, il faut s’habituer à dire (et à penser) « Gam zou létova (tout est pour le bien)! ». Car c’est cette phrase « magique » qui nous amènera à voir des miracles dans nos vies.

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