La guéoula est entre nos mains !

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Vous est-il arrivé un jour d’avoir égaré un objet, ou toute autre chose ? De l’avoir cherché désespérément, sans parvenir à mettre la main dessus ?

Savez-vous qu’il existe une ségoula (une sorte de moyen cabalistique) qui consiste à prononcer une phrase inscrite dans le Midrash, et qui donnerait ainsi la possibilité de le retrouver ?

Cette phrase est la suivante: « Amar Rabbi Binyamin: « Hakol bé’hezkat soumin ‘ad chéHakadosh baroukh Hou méir eth ‘énéhem »». Ce qui signifie : « Rabbi Binyamin dit : « Tout nous est dissimulé jusqu’à ce qu’Hachem éclaire nos yeux »».

En d’autres termes, ce qui a été perdu n’est que la résultante de notre incapacité à voir clairement. L’objet n’a pas disparu. Il est tout simplement invisible pour nos yeux. Ce sont eux qui n’ont pas la faculté de le voir.

Dans notre paracha (Vayéra), il est écrit à propos de Hagar que Dieu lui a ouvert les yeux (« Vayifta’h Elokim eth énéha »).

Hagar se retrouve seule avec son fils Yichmaél dans le désert. Ils n’ont plus d’eau. Yichmaél est en train d’agoniser. Il s’évanouit, et sa mère le transporte sous un arbuste, pour le mettre à l’ombre. Puis elle s’éloigne, refusant d’assister à sa mort.

Yichmaél demande à boire. Il supplie Dieu ! Et Dieu va écouter sa prière. Il ouvre les yeux de Hagar et elle aperçoit un puits d’eau (« Vayifta’h Elokim eth énéha vatéré béer mayim »). Ce puits d’eau n’a pas fait l’objet d’un miracle. Il n’a pas été créé par Dieu pour la circonstance. Il est déjà là ! Mais invisible. Hagar et Yichmaél ne le voyaient pas. Ce n’est que parce qu’Hachem lui a ouvert les yeux qu’elle a pu le voir.

Cette idée se retrouve dans un autre épisode de la Torah? Lorsque les Bené Israël, après trois jours de voyage, arrivent à Mara, ils sont assoiffés. Ils aperçoivent une source, boivent de ses eaux ; mais, hélas, l’eau est amère, imbuvable ! Le peuple se plaint à Moché, il gémit. Et ce dernier va supplier Dieu qui va alors dire à Moché de prendre un morceau de bois, et de le jeter dans l’eau. C’est ce qu’il fait ; et les eaux s’adoucissent, et deviennent buvables. Et, juste après, il est écrit: « cham sam lo ‘hok oumichpat (là, Il plaça pour lui un statut et une ordonnance) ».

Dieu donne ici un enseignement pour la vie : Dans toute situation qui te semble douloureuse, amère et inextricable, sache que Dieu a anticipé, et a déjà préparé le remède et la guérison à ce problème. Hachem fait toujours précéder la réfoua (guérison) à la maka (coup). Il ne nous est demandé qu’une seule chose : prier Dieu de nous ouvrir les yeux, d’avoir une vision claire, authentique; Lui demander d’ôter le voile qui cache la réalité. C’est ce que Moché a fait. Et Dieu lui a ouvert les yeux.

On comprend, dès lors, l’enseignement de Rabbi Binyamin : lorsque quelque chose a été perdu, il est tout simplement hors de portée de nos yeux, et nous demandons à Dieu de nous éclairer, de nous ouvrir les yeux et de le révéler au grand jour.

Ceci est valable dans tous les compartiments de la vie : dans chaque situation difficile, dans toute épreuve, nous devons savoir qu’il y a une issue; que Dieu a déjà préparé le remède, la guérison.

Dans la période trouble dans laquelle nous vivons, où des actes de terreur et de barbarie son perpétrés contre le peuple juif, beaucoup s’interrogent et demandent : que nous réserve le futur ? Quand la guéoula aura-t-elle lieu ?

Mais la réponse, nous la connaissons : il suffit de trouver grâce aux yeux du Maître du monde, par la téchouva, la tefila, la tsédaka, qui ont le pouvoir d’annuler tous les mauvais décrets. En un instant, tout peut changer ! Tout peut basculer !

Tout dépend de nous. La guéoula est entre nos mains !. C’est nous qui décidons de précipiter ou de retarder la venue du Messie.

Le Rav Lévinstein a rapporté une histoire édifiante :

Un homme et son jeune fils sont montés, il y a quelques jours, dans un bus à Jérusalem. À la station suivante, monte un Arabe portant un sac à dos, causant immédiatement un malaise dans le bus : tous les visages étaient tournés vers le suspect.

Ce père de famille décide de descendre avec son jeune fils à la station suivante. Il s’apprête à sortir du bus, puis il y renonce en se disant: « Je dois garder ma émouna, et croire que Dieu ne veut que mon bien ! ». Il se rassoit, et décide d’étudier avec son fils un passage de la Torah, avec le commentaire de Rachi. Quelques instants plus tard, l’arabe se lève, se dirige vers la sortie du bus, et se met à hurler : « J’ai dans mon sac tout l’arsenal nécessaire pour vous tuer, et ce n’est pas l’envie qui me manque ! Mais une force m’en empêche…». Et il sort, pour être peu après arrêté par les forces de sécurité…

 

Tout peut changer en un instant ! Ce père de famille, en prenant l’initiative d’étudier avec son fils, a probablement changé le cours des événements.

Ce n’est pas en passant son temps à s’informer toute la journée à la radio, la télé, Internet et les réseaux sociaux que nous allons déclencher la guéoula.

Il nous faut réagir ! Prier que Dieu nous ouvre ENFIN les yeux, et nous aide à entrevoir enfin la vérité de la Torah et de Ses mitsvot !

Dieu n’attend qu’un engagement de notre part afin de se rapprocher de Lui, et tout se passera pour le mieux !

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