Le danger de l’autosatisfaction

La paracha de Chela’h Lékha traite de l’épisode des méraglim (explorateurs).

A ce sujet, Rav Dessler demande: pourquoi les méraglim ont-ils chutés ? Comment des tsadikim, des gens pieux, des grands de la Torah, ont-ils pu fauter ?

Et il explique qu’un homme n’a pas le droit de faire sa propre promotion. C’était cela le problème des explorateurs.

Ils n’ont pas ressenti le danger qui les menaçait. Et c’est pour cela qu’ils sont tombés.

Mais pourquoi ne l’ont-ils pas ressenti, à l’exception de Calev (qui a été prié à Hévrone) et de Yéhoshoua (dont Moché Rabbénou a changé le nom en ajoutant un youd à son nom d’origine, qui était Hochéa) ? C’est parce qu’ils se sont satisfaits du statut spirituel auquel ils sont parvenus.

Lorsqu’on a atteint un niveau spirituel, au point de considérer qu’on n’a plus besoin de progresser davantage, on tombe automatiquement entre les mains du Satane. On ne vit plus au plan spirituel. On s’empêche par là même de s’élever.

À partir du moment où on éprouve un sentiment de satiété sur le plan spirituel, lorsqu’on ne ressent plus le besoin de progresser dans sa Avodat Hachem, alors on est considéré comme mort.

Un mort ne peut plus avancer.

Un Juif doit toujours être dans un mouvement ascendant.

Ce qui empêche la progression, c’est le sentiment d’autosatisfaction.

Lorsqu’on se sent rassasié, on ne cherche plus à s’améliorer.

Il faut considérer chaque progrès comme n’étant qu’un moyen de se rapprocher de la destination finale, et pas comme la destination finale elle-même.

La destination finale, c’est après 120 ans.

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