L’homme qui voulait voir le prophète Eliahou

Freeway

Trois jours avant le dévoilement du Machi’ah, le prophète Eliahou fera savoir au peuple juif et au

monde entier que le Roi est prêt à se dévoiler. En attendant, le prophète Eliahou se révèle à tous

les grands justes de notre nation, notamment à la fin du Chabbat.

Un homme se rendit un jour chez son rav. Il lui demanda où et comment il pourrait avoir le mérite

de voir le prophète Eliahou. Le rav lui indiqua la demeure d’une pauvre veuve. Elle se trouvait de l’autre côté de la forêt. En se rendant avant Chabbat

chez cette femme, et, en y restant jusqu’à la fin de cette sainte journée, il aurait le mérite de voir le prophète Eliahou – Eliahou Hanavi (en hébreu).

Notre homme acheta des victuailles, des bonbons, des gâteaux, de la viande et des légumes, des boissons rares

et se rendit chez la veuve. Il arriva deux heures avant Chabbat. La maison semblait effectivement misérable.

Les fenêtres de la façade étaient brisées. Les enfants en haillon traînaient dans la cour, en courant au milieu de quelques poules.

Il frappa à la porte ; la femme ouvrit et le dévisagea.

– Mon rav m’a dit que je mériterai de voir Eliahou Hanavi en passant Chabbat chez toi.

Je n’ai pas voulu venir les mains vides. Voici des victuailles pour toi et tes enfants.

La femme sourit et remercia l’homme. Elle lui indiqua une pièce indépendante qui semblait avoir déjà accueilli

de nombreux invités. Il passa Chabbat en attendant impatiemment la fin de la journée.

La nuit tomba, notre homme récita la prière du soir, la Havdala (bénédictions sur du vin, des plantes odoriférantes et une bougie,

qui marque la fin du Chabbat), consomma le 4e repas du Chabbat (appelé repas du Machi’ah, car Eliahou peut se révéler à la sortie du Chabbat pour annoncer la délivrance finale),

attendit le milieu de la nuit pour réciter Tikoun Hatsot (prière par laquelle nous nous lamentons sur la destruction du Temple,

et nous demandons sa reconstruction et la délivrance finale), puis, las d’attendre, reprit le chemin de la ville.

Le lendemain, à la fin de la prière du matin, il était assis devant son rav. Non, il n’avait pas vu Eliyahou,

il n’avait même pas entendu le bruit de ses pas. Il ne s’était rien passé, et il était gagné par la tristesse et le découragement.

Son rav lui répondit qu’il devait absolument retourner la semaine suivante chez cette veuve :

– Je te l’assure, lui dit-il tranquillement, avec un sourire entendu, tu verras Eliahou Hanavi.

Le vendredi matin, l’homme se remit en route, non sans avoir acheté des victuailles, des bonbons, des

gâteaux, de la viande et des légumes, des boissons rares….Il arriva une heure avant Chabbat. Il entendait les enfants pleurer.

L’un d’entre eux se tenait près de la fenêtre si bien que l’homme put entendre ce qui se disait :

– Maman, cria l’enfant, le soleil se couche; Chabbat approche. Nous n’avons rien à manger.

Comment allons-nous faire pour Chabbat ? Les autres enfants gémissaient ou pleuraient tandis que

la mère semblait perdue. Puis elle prit la parole :

– Les enfants, cria-t-elle, n’ayez crainte. Eliahou Hanavi est venu la semaine dernière, il reviendra

sûrement cette semaine….

Nous sommes les écrivains de notre histoire, les sculpteurs de notre destin, et les artisans de

notre délivrance, avec l’aide de D. sans Qui rien n’est possible.

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