Penses bien et tout ira bien !

Deux hommes d’affaires s’apprêtaient à partir pour un long voyage en mer. Ils organisèrent, avec leurs amis, une petite réception avant leur départ. Mais le jour J, l’un d’entre eux se blessa. Il fut dans l’impossibilité de voyager et contraint de rester chez lui, dans l’attente d’un prompt rétablissement.

Il fut fortement contrarié, agacé à l’idée de perdre beaucoup d’argent ; et s’adressa à D.ieu en ces termes : « Maître du monde, ai-je fauté ? Que me reproches-tu et quelles sont mes fautes ? ».

Quelques jours passèrent, lorsqu’une terrible nouvelle se répandit : le bateau dans lequel il devait se trouver coula en pleine mer, avec tous ses occupants et son ami.

Il se mit alors à louer D.ieu pour Sa grande bonté, et comprit que la blessure donc il avait été victime était salutaire, une véritable bénédiction. Le coup et la souffrance éprouvés alors, n’étaient qu’un prétexte destiné à lui sauver la vie. Un mal apparent, qui s’est transformé en bien réel.

Dans les prophéties d’Isaïe, il est écrit : « Je Te remercie D.ieu d’avoir fait éclater sur moi la colère ; car Ta colère s’apaise, et Tu me consoles ». Ce que l’on croit être un malheur, une calamité, est en fait une consolation, un soulagement. D.ieu ne prodigue que le bien, mais nous sommes parfois dans l’incapacité de le percevoir.

Le Talmud rapporte que Rabbi Akiva s’est retrouvé en pleine nuit dans une forêt, à proximité d’un village dont les habitants avaient refusé de lui offrir l’hospitalité. L’histoire raconte que Rabbi Akiva avait emporté avec lui un âne pour porter ses bagages, un coq pour le réveiller, et une bougie pour lui permettre d’étudier la Torah pendant la nuit. Mais un lion surgit subitement et dévora l’âne. Rabbi Akiva n’en fut point attristé, et pensa : « Tout ce que fait D.ieu est pour le bien, gam zou létova ».

Quelques instants plus tard, c’est un chat qui se jeta sur le coq et le tua. Puis plus tard, le vent souffla et éteignit la bougie. Rabbi Akiva se retrouva seul dans la forêt en pleine nuit, mais toujours avec cette conviction forte que D.ieu ne dispense que le bien.

Entre temps, des brigands attaquèrent le village et massacrèrent tous les habitants. Rabbi Akiva observa la scène de loin, et remercia D.ieu de l’avoir épargné, et d’avoir prémédité son sauvetage, car l’âne, le coq et la bougie auraient pu permettre aux brigands de le localiser, et d’attenter à sa vie.

Rabbi Akiva raconta lui-même cette histoire à ses élèves, en répétant à maintes reprises que ce que D.ieu fait est toujours pour le bien. Il conclut même en disant une fois de plus : « Dieu ne dispense que le bien ».

Le Ben Ich Haï, de mémoire bénie, voit dans le récit de Rabbi Akiva un message supplémentaire : un regard positif sur chaque chose peut transformer une douleur en bonheur intense ; et ce, même si un mauvais décret avait été prononcé.

Celui qui est sincèrement convaincu que D.ieu dirige le monde et ne veut que le bien de l’homme prépare son propre remède au coup qui lui a été assigné. Un bon sentiment, une vision positive de tous les événements de la vie, peut changer le cours de l’existence et créer une réalité nouvelle. C’est l’enseignement de Rabbi Akiva.

Affirmer que tout et pour le bien n’est pas un slogan. C’est une réalité palpable. Et celui qui y croit aura le mérite de voir de ses propres yeux la transformation d’un mal apparent en un bien réel.

Si on pense bien, alors tout ira bien.

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