Réussir dans l’éducation : Règle numéro 2

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La deuxième règle essentielle dans l’éducation, c’est d’éduquer les enfants au respect des parents. C’est-à-dire que nous devons exiger d’eux le respect dont parle le Choul’hane Aroukh. Pas pour nous, pas parce que nous-mêmes voulons être honorés. Mais parce que l’enfant a besoin de respecter ses parents, pour son bien à lui.

Nous ne devons pas accepter que les enfants nous parlent n’importe comment, nous disent des gros mots ou des insultes. Nous ne sommes pas des copains ! Le respect des parents ne peut pas être négligé. Il est très important. Il est indispensable à la transmission de la Torah.

On peut être très très gentil, mais il faut mettre des limites claires et nettes. Définir clairement ce qu’on attend de cet enfant: qu’il ne peut pas m’appeler par mon prénom, ni s’asseoir à ma place etc… Toutes ces règles marquées dans le Choul’hane Aroukh, il faut les apprendre et les exiger à nos enfants. Pourquoi ?

D’abord pour leur bien, parce qu’il y a une mitsva de respecter son père et sa mère.

Et ensuite pour leur apprendre le respect.

Le Séfer Ha’hinoukh, à la mitsva 33, explique pourquoi nous devons respecter nos parents. Et son commentaire montre la gravité de l’ingratitude. Car, en effet, celui qui n’a aucun respect pour ses parents malgré tout le bien qu’ils lui ont fait, ne sait pas dire merci pour ce qu’il reçoit. Il ne se sent pas redevable, il ne cherche pas à « renvoyer la balle », à faire lui-même du bien à celui qui lui en a fait. Il est détruit.

Le Séfer Ha’hinoukh dit que l’homme doit comprendre que ne serait-ce que pour le fait que ses parents l’ont mis au monde, il leur doit du respect. Même dans le cas où ils ne lui auraient rien fait d’autre, même si dès sa naissance ils l’auraient abandonné, il doit les respecter parce que, grâce à eux, il peut vivre dans ce monde et y jouir, ce qui lui permettra d’acquérir son monde futur. Rien que pour cela, il doit tout faire pour leur apporter du bonheur et les respecter.

Et si on commence à parler de tout le bien que les parents nous ont fait depuis notre naissance: ils nous ont donné à boire et à manger, ils nous ont soignés, ils nous ont habillés et changés, ils nous ont amenés et ramenés de l’école… Et combien de choses encore!

Comme il est rapporté que ce qu’un parent fait à dix enfants, un enfant ne peut pas le faire à un parent. Mais malgré tout, nous devons être conscients de leur dévouement, et leur en être reconnaissants.

Une personne en laquelle est gravée non seulement la soumission à ses parents mais en plus leur respect et la reconnaissance envers eux pour tout le bien qu’ils lui ont fait, sera non seulement capable de reconnaître le bien que les gens autour de lui, lui font, mais aussi l’existence-même d’Hachem, et les bontés dont Il la gratifie. Lorsqu’elle se lèvera le matin, elle sera consciente du fait que si elle est en bonne santé, c’est grâce à Hachem. Elle pourra donc Le remercier.

A l’inverse, celui qui n’est pas reconnaissant envers ses parents sera aussi ingrat envers Hachem. Il pensera que tout lui est dû, y compris sa vie, et qu’il n’a donc aucun compte à rendre à qui que ce soit. Et ce trait de caractère est très mauvais.

C’est pourquoi il est très important d’exiger le respect. C’est la raison d’être de chaque être-humain depuis Adam Harishone.

Soyons donc attentifs à remercier Hachem pour tout le bien qu’Il nous fait.

Celui qui est reconnaissant envers ses parents le sera aussi, plus tard, envers sa femme et ses enfants.

Toute la mida de reconnaissance se construit donc en respectant les parents.

Par conséquent, nous devons savoir comment exiger cette reconnaissance. Il ne s’agit pas d’imposer une dictature, de crier à l’enfant: « C’est comme ça, et pas autrement! ». Il y a la manière de faire. Mais il y a un respect, qu’on doit demander à l’enfant Pour  son bien à lui, et pas pour notre propre kavod (honneur).

Un enfant dont les parents n’ont pas fait acquérir la mida de reconnaissance aura de grandes difficultés à vivre en société. Et avec ses voisins et sa famille, ce sera une catastrophe.

Alors qu’une personne reconnaissante aura cette qualité de הכרת הטוב (reconnaissance), si importante pour la vie en société et pour toute la vie.

 

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