La force de la Tsédaka.

Dans la paracha de Vayehi, nous voyons que Yaacov demande à Yossef de lui faire un hessed, un acte de bonté : ne pas l’enterrer en Égypte mais en Erets Israël.

En rapport avec le hessed (ou plus précisément le masser ou la tsédaka), voici une histoire, qui pourrait avoir l’air bizarre, tirée par les cheveux, mais qui pourtant a eu lieu à Tel Aviv il y a quelques années:

Un Juif pieux louait un appartement à des Juifs non-pratiquants. Pendant des années, tout s’est bien passé. Mais à un moment, l’appartement fut loué à une dame qui habitait seule. Et un jour, celle-ci appela le propriétaire, et lui dit, affolée: « La maison que vous m’avez louée est une cage à rats!! Il y a des rats de partout, je ne sais pas comment m’en défaire, je suis suspendue au lustre… Je ne peux pas descendre! Appelez quelqu’un, je vous en supplie!! ».

Le propriétaire, très étonné, ne comprenait pas ce qu’il se passait: durant les nombreuses années où il avait loué son appartement, il n’y avait eu aucun problème… Mais il appela quand-même la mairie pour qu’elle dératise la maison…

Quelques jours seulement après la dératisation, la dame appela de nouveau le propriétaire, pour lui signaler que les rats étaient de retour!

Elle n’en pouvait plus d’entendre leur grincements, de trouver des miettes de gâteau dans toute la maison…

Ne sachant pas comment faire face à cette situation, qui lui était totalement inconnue, le propriétaire proposa à la dame de déménager. Mais celle-ci insista pour rester dans CET appartement. Elle ne voulait pas le quitter ! Elle souhaitait seulement que les rats s’en aillent, et très rapidement!

L’homme lui donna alors un conseil, provenant d’un texte de Guemara dont il venait de se rappeler:

La Guemara raconte qu’une année, toute la récolte de la ville dans laquelle habitait Rabbi Pinhas ben Yair a été détruite par des rats. Et le Rav a alors conseillé à ses élèves de donner le maasser de leur récolte. Et effectivement, le conseil du Rav fut juste: après que le maasser ait été prélevé, les rats s’en allèrent. Les élèves retournèrent chez leur Rav, et le félicitèrent d’avoir sauvé toute leur récolte.

De même, l’homme proposa à sa locataire: « Donnez de la tsédaka, et vous verrez que les rats partiront. Et si cela ne marche pas, je m’engage à vous louer GRATUITEMENT mon appartement pendant un an! ».

La locataire fut tentée par cette offre, et l’accepta. Pendant des mois, le propriétaire n’eut plus de ses nouvelles. Et, au bout d’un an, elle l’appela, et lui dit: « Depuis que vous m’avez conseillé de donner de la tsédaka et de prélever la dîme de toutes mes entrées, sachez que plus un rat n’est entré dans la maison! ».

Puis elle poursuivit: « Sachez que mon grand-père était quelqu’un de très pieux. Il recevait tous les jours des pauvres à la maison. Il ne refusait jamais de l’argent aux personnes qui venaient toquer chez lui et lui en demander. Et il me disait, alors que je n’étais encore qu’une petite fille: « Tu sais le chemin qu’a dû parcourir cette personne pour venir chercher cet argent chez moi, et la honte qu’elle a dû subir ? Tu crois qu’après cela je vais lui refuser ?? ». Et moi aussi, lorsque je suis arrivée à Tel Aviv, je donnais beaucoup beaucoup de tsédaka. Mais malheureusement, j’ai ensuite été imprégnée de la mentalité de la société, qui considérait les pauvres comme des parasites, et disait qu’ils n’avaient qu’à aller travailler, et subvenir eux-mêmes à leurs besoins… Petit-à-petit, j’ai donc arrêté de donner de la tsédaka. Et maintenant, j’ai vu que Dieu m’a envoyé ces rats pour me rappeler à l’ordre, et me dire: « Fais comme ton grand-père, va dans son chemin et donne de la tsédaka!

Occupe-toi des pauvres! ».

Mais l’histoire ne se termine pas là. Parce qu’en fait, une nouvelle locataire est entrée dans la maison, et le même scénario  a recommencé! Encore une fois, des rats ont envahi la maison!!

La locataire appela le propriétaire, et lui dit: « Mais c’est quoi cette cage à rats! Il y a des rats de partout!! ». Le propriétaire répondit: « J’ai la solution! Dans deux jours, il n’y aura plus de rats! ». La locataire s’attendait alors à ce que le propriétaire lui donne le numéro de téléphone d’une personne à appeler. Mais celui-ci lui proposa… de donner de la tsédaka! La locataire, pas très enthousiaste au début, accepta finalement de donner de la tsédaka. Et les rats ont disparu.

Cette histoire a été racontée dans un cours par un Rav. Et, après le cours, une des personnes qui y avait assisté appela le Rav et lui dit: « La même chose s’est passée chez moi! Après avoir écouté votre cours, je me suis engagé à donner de la tsédaka, et les rats ont disparus ».

La tsédaka est puissante!

Elle ne sauve pas uniquement des rats, mais aussi, comme le dit la Guemara, de la mort (tsédaka tatsil mimaveth).

Que chacun donne donc selon ses moyens! Il y a à qui donner (par exemple, à notre site Internet sur lequel sont dispensés chaque jour des cours de Torah). Et, par ce mérite, nous verrons la bénédiction dans le peuple d’Israël, que ce soit en France où ailleurs!

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