Peut-on goûter un aliment lacté sur lequel on a dit la bénédiction, après avoir mangé de la viande ?

Celui qui a oublié qu’il a mangé de la viande et qui, dans l’intervalle de six heures, prononce une bénédiction pour consommer un aliment lacté pourra goûter un peu de cet aliment, afin que la bénédiction qu’il a dite ne soit pas une berakha lévatala (une bénédiction en vain et donc inutile).

A plus forte raison s’il s’agit d’un aliment dans lequel il n’est pas sûr qu’il y ait du lait (exemple: un biscuit): s’il a déjà récité la berakha, il pourra le goûter.
La règle est la même les jours de jeûne: si on a dit une berakha sur un aliment parce qu’on a oublié que c’était un jour de jeûne, on pourra goûter un peu de l’aliment, pour éviter que la bénédiction qui a été dite soit une berakha lévatala.
De même, lors de Chavoua ché’hal bo (c’est-à-dire pendant la semaine où tombe Ticha béav), bien qu’il soit normalement interdit de manger de la viande, si on a par erreur dit une berakha sur de la viande, on pourra quand-même en goûter un petit peu, car l’interdiction de manger de la viande durant Chavoua ché’hal bo n’est qu’une coutume.
En revanche, si on a récité une berakha sur un aliment interdit à la consommation (et ce même si l’interdit est déRabanane), on ne pourra pas y goûter du tout. On dira alors « Baroukh Chem kévod malkhouto léolam vaèd ».

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Le rabbin

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