Quelles sont les implications de l’interdit de « bassar vé’halav » ?

Il est écrit à trois reprises dans la Torah « Lo tévachél guédi ba’halev imo (Tu ne feras pas cuire le chevreau dans le lait de sa mère) ».

De là, les Sages ont appris que le mélange lait-viande est interdit par la Torah, aussi bien pour la cuisson, que pour la consommation ou le profit.
Il sera interdit de cuire de la viande dans du lait, même si on le fait pour un non-juif, et pas pour soi-même.
Il sera de même interdit de donner un tel mélange à un animal, ou même de le faire et de le jeter par la suite.
Il faudra faire attention à ne pas verser de l’eau chaude dans un évier ou se trouveraient des restes de fromage et de graisse (si, par exemple, on veut faire fondre la graisse pour permettre l’évacuation de l’eau). Car, en faisant ainsi, il y a lieu de craindre qu’on transgresse l’interdit de bichoul bassar vé’halav (c’est-à-dire de cuire le lait et la viande ensemble), même si, en versant de l’eau chaude, ce mélange va se dégrader.
Si, a posteriori, de la viande et du lait on été cuits ensemble, il faudra alors enterrer ce mélange, ou le jeter aux toilettes. On ne pourra pas le donner à un non-juif, à cause de l’interdit de tirer profit (issour hanaa) d’un tel mélange.

 

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Le rabbin

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