Toldot : Le rôle de la femme dans la construction de l’homme

A la fin de la paracha de Toldot, nous voyons:
-que Yitshak appelle son fils Yaacov, et lui demande de ne pas prendre pour femme une fille de Kénaan;
-et que Essav, remarquant que son père ne veut pas de ces filles, va se marier avec une fille de Yichmaël, qui s’appelle Ma’halat.
Essav s’est donc marié avec une fille de sa famille, une fille qu’il connaissait, et pas avec une fille de Kénaan.
On peut remarquer ici que ce n’est pas la première fois que la Torah nous raconte que les Avot sont « à cheval » sur le mariage de leurs enfants. Déjà dans la paracha de la semaine dernière, Avraham demandait à Eliézer de chercher une épouse pour Yitshak parmi les filles de ‘Harane, et non parmi celles de Kénaan.
On voit donc qu’Avraham et Yitshak se sont fait du souci pour le mariage de leurs enfants. Et même Essav (qui, lui, normalement, fait un peu ce qu’il veut, sans tenir compte de l’opinion de son père) s’est non seulement marié, mais il a accompli la volonté de son père en ne choisissant pas son épouse parmi les filles de Kénaan.
A ce sujet, le ‘Hatam Sofer nous dit une chose simple, mais très importante:
Avraham et Yitshak étaient des gens avec qui tout le monde voulait se marier.
Tout le monde voulait se marier ou se lier à Avraham, qui était considéré comme un roi. Et pourtant, Avraham se fait du souci au sujet de l’épouse de son fils, et il prie pour que celui-ci soit bien marié.
De même Yitshak, qui n’était pas seulement gentil comme on dit, mais qui était tellement courageux, tellement respectueux de ses parents, tellement exemplaire dans son comportement (Yitshak était même prêt à donner sa vie à Dieu, lors de la Akéda!) et dont on mentionne le mérite jusqu’à aujourd’hui… Quelle femme ne voudrait pas se marier avec lui ?
Et pourtant, la Torah nous signale, à juste titre, que nos patriarches se soucient véritablement de savoir avec qui leurs enfants vont se marier. Pourquoi ?
Le ‘Hatam Sofer dit que cela nous enseigne une leçon extraordinaire:
Un homme peut avoir des parents extraordinaires, il peut être lui-même extraordinaire, avoir une carrière à l’école, à l’université, à la Yéchiva, il peut être ami avec tout le monde, il peut avoir des vertus extraordinaires… Mais sa réussite n’est pas garantie.
Il existe, en effet, des gens qui, à l’école, étaient brillants à tous les niveaux (au niveau des vertus, de la capacité d’étude, des diplômes…), mais dont la vie familiale a été ruinée par leur femme. Par conséquent, la réussite d’un homme, c’est sa femme.
C’est pourquoi Avraham se faisait tant de souci pour le mariage de son fils Yitshak, bien que celui-ci était un homme quasi-parfait. Car s’il s’était retrouvé mal marié, cela aurait été une catastrophe…
De même, Yitshak, qui a compris le message de son père, dit à son fils Yaacov: « Fais attention avec qui tu te maries! ».
Et même Essav, qui normalement ne veut pas suivre les préceptes de la Torah, sait que la réussite ou l’échec de sa vie, sa construction ou sa destruction, sera directement liée à la femme avec laquelle il va se marier.

A ce sujet, le Ketav Sofer (qui est le fils du ‘Hatam Sofer) fait une remarque extraordinaire sur un passouk de Michlé, dans lequel Chelomo Hamélekh dit que, parmi milles personnes, il a trouvé seulement un homme qui méritait le titre d’Homme; et, parmi les femmes, il n’en a trouvé aucune qui soit digne de cette appellation. Qu’est-ce que cela signifie ? Serait-ce une remarque péjorative sur les femmes ?!

Le Midrash qui explique ce passouk dit que l’homme qui a été trouvé parmi les milles personnes, c’est celui qui est devenu le décisionnaire de la génération. Car, en effet, sur milles personnes qui entrent à la Yéshiva, seulement cent deviendront des érudits en Torah écrite. Et sur ces cent personnes, il n’y en aura que dix qui seront érudits en Michna et Guemara. Et sur ces dix personnes, seulement une pourra devenir le décisionnaire de la génération.
Cela signifie que, lorsqu’on parle de décisionnaire de la génération, on dit qu’il y en a un sur milles.
Mais en quoi cette explication, qui est liée à l’étude, est-elle en rapport avec les femmes?
Le Ketav Sofer nous dit que la fin du passouk vient donner la raison pour laquelle seul un homme sur milles peut devenir le décisionnaire de la génération: car si les 999 autres ne le sont pas devenus, c’est parce que leur femme n’étaient pas capables d’être la femme d’un tel gadol, d’un homme d’un si haut niveau spirituel.
Nous voyons d’ici que, dans la construction de la grandeur d’un homme, une femme joue un rôle pas seulement important, mais ESSENTIEL. C’est pourquoi il est très important de s’investir au maximum dans la tefila et dans la tsédaka, de tout faire pour que surtout nos garçons soient bien mariés.
Ce problème se pose moins au niveau des filles car si une fille est mariée avec quelqu’un de « pas très bien », c’est certes triste. Mais si elle va dans le chemin de la Torah et qu’elle est de bonnes vertu, les enfants qu’elle aura iront dans le bon chemin. Par contre, si un garçon est marié avec la mauvaise personne, même si ses parents lui ont tout donné et qu’il a été parfait durant toute sa jeunesse, rien ne garantit qu’il restera bien.
A nous, par conséquent, de prendre leçon de la Torah, et de prier pour que nos fils soient mariés avec des femmes qui leur correspondent.

Télécharger

Vous devez avoir un plan d'abonnement payant pour accéder aux téléchargements.
J'ai déjà un compte | Abonnez-vous maintenant

Tags

Tags:

Le rabbin

Dernières vidéos dans cette catégorie

Dernières vidéos de ce rabbin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *