Un acte spirituel n’est pas gratuit !

La Torah fait l’éloge de Ra’hel qui a transmis les simanim à sa sœur Léa, afin de lui éviter d’être humiliée. Elle nous dit que c’est grâce à cela que ses descendants seront délivrés de leur exil (dont ils sont déjà partiellement revenus). Pourtant, cet acte était une tromperie envers Yaacov !

D’un autre côté, lorsque Ra’hel a volé les idoles de son père pour son propre bien à lui, pour lui éviter de transgresser la grave faute d’idolâtrie, la Torah se montre très rigoureuse envers Ra’hel, qui va mourir à cause de cela, avant même d’avoir pu connaître son second fils, Binyamin, et alors que son fils aîné, Yossef, était encore très jeune. Et ce en dépit de sa bonne intention. Parce qu’en agissant ainsi, elle a causé de la peine à son père (qui n’était pourtant pas un grand tsadik mais, au contraire, un idolâtre).
N’est-ce pas étonnant, voire contradictoire ?
En fait, la différence qu’il y a entre l’acte de Ra’hel envers Léa, et celui de Ra’hel envers son père, c’est que lorsque Ra’hel a transmis les simanim à Léa, elle n’a pas seulement agit avec une bonne intention. Elle a donné d’elle-même, elle a été prête à renoncer à la personne à laquelle elle tenait le plus au monde, avec qui elle allait bâtir tout le peuple juif, pour que sa sœur ne soit pas humiliée. Alors que lorsqu’elle a pris les idoles de son père, elle avait certes une bonne intention, mais elle n’a rien sacrifié.
Ce qui donne de la valeur a un acte spirituel, c’est ce qu’on a donné de nous-mêmes pour le réaliser. Si on a rien sacrifié, c’est de la spiritualité gratuite, qui est très facilement attaquable. Alors que lorsqu’on a payé le prix, lorsqu’on fait des efforts pour le réaliser, on est inattaquable.

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