Une prière peut tout changer !

Un jeune étudiant au Collel raconta à Rav Shiri l’histoire suivante:
Après que lui et sa femme aient reçu beaucoup d’argent, ils réfléchirent: à qui donner le ma’asser de cette somme ?

Ils se mirent d’accord sur une certaine personne, qui habitait près du Collel où le avrekh étudiait. Et l’homme se dirigea alors vers la maison de cette personne, en ayant l’intention d’y déposer l’enveloppe contenant le ma’asser. Cependant, lorsqu’il arriva à destination, quelque-chose (lui-même ne comprenait pas quoi…) l’empêcha de déposer l’enveloppe dans cette maison, et l’incita à la donner dans une autre habitation, tout près, mais dont il ne connaissait même pas les locataires…

Lui-même ne comprenait pas ce qui le poussait à agir de la sorte, mais c’était quelque-chose de très fort, et il sentait donc qu’il devait absolument le faire. Ainsi, il essaya de glisser l’enveloppe sous la porte d’entrée de la maison de cette famille inconnue, mais elle ne passait pas… Cela fit néanmoins un peu de bruit, qui parvint aux oreilles du locataire. Mais avant que celui-ci ouvre la porte pour voir ce qu’il se passait, l’avrekh était déjà parti, laissant la fameuse enveloppe devant la porte d’entrée…

Le lendemain, l’avrekh retourna étudier au Collel. Et à un moment, un homme entra dans la salle d’étude. Comme l’avrekh était assis près de l’entrée, il le vit rapidement. Cette homme lui demanda, à lui et à sa ‘havrouta (compagnon d’étude) s’il pouvait leur raconter une histoire. L’avrekh répondit: « On est en train d’étudier. Peut-être toute à l’heure… ». Mais l’homme insista en disant: « Cela vaut la peine ! Cela vous renforcera dans votre limoud (étude de la Torah)! ». Les deux hommes acceptèrent alors d’arrêter un instant leur étude pour écouter son récit.
L’homme raconta: « J’habite près d’ici, en face. Hier, ma femme et moi étions confrontés à de grandes difficultés financières: nous avions beaucoup de dettes, pas d’argent pour les payer, malgré toutes les tentatives effectuées pour en trouver; et les huissiers allaient bientôt débarquer… Il ne me restait qu’une seule solution: demander à Hachem de m’aider. Ainsi, ma femme et moi L’avons supplié de nous venir en aide… J’entendais ma femme pleurer, puis un petit bruit près de la porte d’entrée.
Quelques instant plus tard, j’ouvris la porte pour voir s’il y avait quelqu’un. Mais personne n’était là, ni même dans les escaliers…
Il y avait seulement, devant ma porte, une petite enveloppe contenant de l’argent. De l’argent dont nous avions tant besoin à ce moment-là. De l’argent que nous avions tellement demandé dans nos tefilot (prières). Hachem nous l’avait envoyé !
L’avrekh, qui avait lui-même déposé l’enveloppe devant la porte de cet homme, savait bien d’où provenait l’argent dont il parlait. Mais il ne dit rien…

Rav Shiri explique que cette histoire montre:

– la force de la tefila, le fait qu’une prière peut tout changer;
– mais surtout la hachga’ha pratit, le fait qu’Hachem veille sur chacun de nous.
Nous ne voyons pas toujours tout de suite le bien qui résulte des mitsvot que nous accomplissons. Mais dans cette histoire, Hachem a clairement montré à l’avrekh combien son acte avait été profitable pour l’homme qui avait besoin d’argent, et qu’il ne connaissait même pas. De plus, elle rappelle le fait qu’il ne faut pas s’inquiéter pour sa subsistance: Hachem s’occupe de la subsistance de chaque animal, et à plus forte raison de celle de chaque être humain.
Pour attirer Sa providence sur nous, il faut certes étudier la Torah. Mais il faut surtout prier sincèrement, du fond du cœur.

Télécharger

Vous devez avoir un plan d'abonnement pour accéder aux téléchargements. J'ai déjà un compte | Abonnez-vous maintenant

Dernières vidéos dans cette catégorie

Dernières vidéos de ce rabbin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *