Yes, we can !

Rien ne résiste à la volonté. Rien ne résiste à l’imagination. Rien ne résiste à l’espoir.

Imaginons il a 40 ans, dans l’Amérique raciste, un petit garçon noir de 6 ans, qui commence à dire : « je veux devenir président de la république ! ». Qui n’aurait pas considéré cela comme farfelu ?
Or ce garçon est devenu président de la République ! Il s’appelle Obama, et son rêve d’enfance s’est réalisé !
Mais il faut bien comprendre qu’il a pu se réaliser parce qu’il a trouvé écho chez les parents.
Une fois, il y avait une très belle famille, très religieuse, dans laquelle il y avait 9 fils: 8 qui ont été accepté dans les meilleures Yéchivot, et un qui avait beaucoup plus de mal à réussir. Il était considéré comme « le raté de la famille » ce qui, évidemment, ne faisait qu’augmenter ses difficultés.
Un jour, son père le présenta au directeur d’une Yéchiva très moyenne, en disant: « J’ai 8 fils, et lui » !
En entendant ces mots, le directeur comprit immédiatement quel était le drame de cet enfant…
Exclure un enfant de l’ambition familiale, c’est le pousser aux pires extrémités de rupture.
Lorsque Yaacov Avinou a béni ses enfants avant de quitter ce monde (cf. Parachat Vayé’hi), il ne leur a pas souhaité d’avoir telle ou telle bonne chose. Il est leur a fait une prophétie, il leur a dit à chacun ce qu’ils allaient être. Car la berakha, ce n’est pas d’avoir de l’argent, par exemple.
Lorsque nous disons à Hachem « Baroukh Ata », nous ne Lui souhaitons pas d’avoir telle ou telle chose. Il a déjà tout !
Nous disons qu’Il est, lui-même, la source de toutes les bénédictions.
Bénir, c’est être capable de révéler la vérité sous-jacente d’un être.

Lorsque Yaacov Avinou a béni ses fils, il a défini l’extraordinaire potentiel qu’il y avait en chacun d’eux (par exemple la capacité de Yéhouda à être un roi). Chacun selon son caractère, son intelligence, son émotivité…

Chacun selon ce qu’il est représente la facette d’un diamant extraordinaire, plus où moins grand selon qu’il s’agisse de sa famille, de Am Israël ou de l’humanité toute entière.
Pour pouvoir donner une berakha à quelqu’un, il faut l’accepter dans son extraordinaire irréductibilité. L’accepter tel qu’il est, et dans son absolue singularité.
Il n’existe pas deux êtres qui soient les mêmes. Chacun a quelque-chose d’extraordinaire, de merveilleux.
La regard de la berakha, c’est la capacité de regarder l’autre comme quelqu’un d’unique.
Lorsqu’une personne est regardée avec bienveillance, avec clémence, comme une personne étonnamment unique, chacun trouve sa place et développe ce pour quoi Hachem l’a créé.

Or il y a parfois, autour de nous, et peut-être même un peu en nous, des « meurtriers ». Des regards qui réduisent l’autre à l’incapacité d’être conforme à l’espérance de la société ou de la famille.

Si, dans l’histoire rapportée plus haut, un père a pu dire à un Roch Yéchiva « J’ai huit fils, et j’ai lui (sous-entendu: le nul de la famille, que je suis obligé d’inscrire chez toi parce qu’il n’a pas les capacités nécessaires pour aller, comme ses frères, dans de meilleures Yéchivot) », c’est parce qu’il était fiers de ses 8 fils. D’ailleurs, le comportement du Roch Yéchiva (qui, au lieu de se vexer en constatant « l’estime » que ce père avait pour son institution, a compris qu’il fallait s’occuper de l’enfant qui était « laissé de côté ») est vraiment celui d’un tsadik. Car il a compris que même si, au départ, un enfant n’est pas doué, il peut le devenir et même dépasser ceux qui étaient meilleurs que lui, du moment qu’on s’occupe de lui.

Il faut donner à l’autre la possibilité de s’épanouir.
Lorsque Yossef s’est révélé à ses frères en leur disant: « Je suis Yossef », ceux-ci ont été stupéfaits. Et, à ce propos, le Midrash dit: « Malheur à nous au jour du jugement, lorsqu’Hachem révélera à chacun de nous ce qu’il est ! ». Qu’est-ce que cela signifie ?
Lorsque Yossef était plus jeune et qu’il disait à ses frères « J’ai rêvé que j’étais roi ! », ceux-ci ne croyaient pas du tout que ces rêves se réaliseraient… Mais lorsqu’ils ont vu qu’il est effectivement devenu roi d’Egypte, ils ont vu que l’homme inaugure son existence par rapport à sa capacité d’espérer, de rester fidèle à ses rêves, à la capacité d’espérance qu’il avait dans sa jeunesse.

Certains rêvent, lorsqu’ils sont jeunes, de devenir le gadol hador (le grand de la génération). Puis, petit-à-petit, avec les difficultés de la vie, leur ambition diminue de plus en plus. Et ils se contente alors d’être un bon Juif. Mais c’est très dommage ! L’énergie juvénile, qui est l’énergie de l’espérance, est la clé de la kédousha (sainteté). Parce que je ne désespère jamais. Je ne me laisse pas décourager par les difficultés.

Désespérer, c’est la fin de la vie. L’idée principale de l’existence, c’est de rester fidèle à l’espoir. Et l’espoir peut tout bâtir.
Rien ne résiste à la volonté, à l’espoir, au désir de parvenir à quelque-chose. Et même si on fait autre chose, ce sera magnifique. Car dès qu’on a désiré atteindre un idéal, atteindre une grandeur, la vie en est simplifiée. La vie en est illuminée.

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