Le roi Salomon, dans le livre des  Proverbes, dit qu’il n’y a pas, sur terre, d’hommes qui ne fautent pas. Qu’est-ce qui distingue alors un tsadik d’un racha ? La remise en question est le principe même de la techouva, et qui va différencier le tsadik du racha.

Les actes que nous accomplissons ont des conséquences. Comment est-il donc possible de faire téchouva ? La téchouva peut-elle effacer des moments de l’histoire ? Provient-elle simplement de la ra’hamim (miséricorde) de Dieu ? Pourquoi ?

Eloul est le mois ou l’intellect et la emouna doivent fusionner. Dans le Zohar, il existe 3 directions : la droite (emouna), la gauche (l’intellect) et le centre, le point de jonction des 2 autres. Eloul est un appel à une réflexion sur le sens de la vie, un moment où il faut savoir s’arrêter […]

Se renforcer en Eloul nécessite de traiter le problème à sa racine. Le premier travail de réflexion consiste tout d’abord à trouver sa place, se connaître soi même. Etre conscient de la place qu’il occupe dans le monde. Pour se renforcer, il faut impérativement être conscient de qui on est véritablement.

Que se passe-t-il quand on fait techouva ? On acquiert une sagesse qui transforme l’acte négatif accompli en acte non intentionnel. Faire téchouva consiste à revenir à l’étude la Torah et prendre ainsi du recul sur les événements et amener à une reconsidération de sa propre vie.

Pour grandir et s’élever, matériellement ou spirituellement, il faut rompre avec le cycle de la vie, savoir se poser, méditer et intérioriser son vécu. En agissant ainsi, l’homme grandira et pourra ainsi réussir sa vie. La berakha de l’homme dépend de sa capacité à briser la routine de sa vie.

La paracha de la semaine Ki Tetsé nous invite à revenir vers Dieu. Par la techouva, par la lutte contre son yetser hara, Dieu nous aide et nous sort de notre condition d’être humain assujetti à la matière. Lorsqu’on prie Dieu sincèrement, les mauvais décrets sont brisés et l’homme peut changer du tout au tout.

Il existe 2 catégories de techouva. L’une par la crainte de Dieu et l’autre par amour de Dieu. Lorsqu’un homme faute puis le regrette, sa faute va être effacée mais s’il a fauté par crainte, seule la miséricorde divine pourra effacer cette faute car le fauteur n’a pas vraiment conscience de la notion de bien […]

Pour mener une guerre contre son ennemi, encore faut-il l’identifier, le cibler. Toute guerre, que ce soit contre le terrorisme, contre la radicalisation ou contre son yetser hara passe avant tout par une identification, un ciblage précis de son ennemi.

Le mois d’eloul est le secret de l’union entre la pensée et l’acte, entre le présent et le futur. C’est le temps de l’harmonisation de notre discours et de notre façon d’agir. Eloul est aussi le temps pour  réajuster notre conviction avec notre existence.

Pour changer de vie, il faut prendre conscience de la profondeur de la vie que l’on ne voit pas. Le mois d’eloul nous aide à différencier le bien du mal, la bénédiction de la malédiction, la vie de la mort, Choisir la vie n’est pas si évident car cela nécessite de voir autrement le monde.

Ce n’est que lorsque l’homme est en quête de Dieu qu’il peut le trouver. C’est l’homme lui même qui crée la proximité avec Hashem. La nechama de l’homme contient en elle le divin et ce n’est qu’avec la mort, que Dieu se sépare de l’homme, mais tant qu’il est vivant, Dieu est avec lui.