י״ז באב ה׳תשפ״ב

PEUT-ON AVOIR RECOURS AUX FORCES OBSCURES ?

PEUT-ON AVOIR RECOURS AUX FORCES OBSCURES ?
Pensée juive

Par Yossef Aflalo

 

Un verset de parachat Ekev suscite l’étonnement :

« וְלֹא תַעֲבֹד אֶת אֱלֹהֵיהֶם כִּי מוֹקֵשׁ הוּא לָךְ »

Tu ne serviras pas leurs divinités car ce serait un piège pour toi.

Pourtant, l’interdit de l’idolâtrie est répété plus de cinquante fois dans la Torah, sans jamais être accompagné de la moindre justification.

La Guemara affirme même qu’un  Juif devra se laisser mourir plutôt que d’enfreindre cet interdit.

Nous comprenons tous que l’idolâtrie et une faute grave, un non-sens. Mais néanmoins, elle constitue un piège, une tentation pour l’homme.

Il existe dans le monde des forces impures. Le Talmud rapporte que certains, invoquant des esprits maléfiques, ont pu guérir des malades, acquérir des richesses, déclencher les pluies ou réaliser d’autres prodiges.

La Avoda Zara, tout comme la kédousha, peut transcender la nature et ses lois et bouleverser l’ordre de la création.

La tentation est grande, et l’homme pourrait se dire : « S’il est vrai que la Avoda Zara est interdite, elle est néanmoins rémunératrice, bénéfique. Passons outre l’interdit, et profitons-en ! ». Mais la Torah nous met  en de garde : l’idolâtrie ne mène nulle part, et n’offre aucun avantage. Nul ne pourra en tirer un quelconque bénéfice. On ne gagne absolument rien en transgressant la Torah.

Du temps de Nabuchodonosor, le Am Israël s’est prosterné devant son idole, espérant s’attirer la faveur et la sympathie de ce dernier. Mais la réponse fut cinglante lorsque, plus tard, l’extermination des Juifs fut décrétée par Haman.

Dans le même ordre d’idée, la Torah interdit le prêt avec intérêt. Et la Guemara affirme que celui qui enfreint cet interdit s’expose à une déroute financière, un effondrement de toute sa fortune.

De même, celui qui commercialise les fruits de l’année de la chemita  sera contraint de vendre ses propres biens, y compris sa maison, et sera même condamné à travailler pour les autres.

On ne gagne jamais en transgressant les mitsvot de la Torah. La faute ne génère que des pertes. Même les ordonnances des Hakhamim, comme par exemple l’interdiction d’effectuer un travail 1h15 avant l’entrée de Chabbat, doivent elles aussi être prises au sérieux, car celui qui ne s’y conforme pas ne verra aucune bénédiction de son travail. Il n’en profitera jamais.

La Torah nous avertit : כי מוקש הוא לך, c’est un piège qui nous est tendu. Car l’homme a toujours l’illusion d’être le maître à bord. Et en réagissant de manière réfléchie et intelligente, il pense s’assurer des bénéfices. Mais seul D.ieu, qui a créé le monde, sait ce qui est bon pour nous, même si nous ne le comprenons pas toujours.

La Torah est source de vérité. Elle évite à l’homme de tomber dans tous les pièges de l’existence.

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