י״ד באב ה׳תשפ״ב

Pourquoi est-on attiré par l’argent ?

Pourquoi est-on attiré par l’argent ?
Par Yossef Aflalo – paracha Vaethanan

Juste avant de quitter ce monde, Moché Rabénou va s’atteler à réaliser une dernière mitsva : celle de désigner trois villes en deçà du Jourdain, pour servir de refuge au meurtrier qui aurait tué son prochain par inadvertance.

Le Roi Salomon rapporte dans Michlé : « Ohev késsef lo yissba késsef (celui qui aime l’argent n’est jamais rassasié) ». À ce propos, Rabbi Simaï affirme qu’ici, l’argent est comparé aux mitsvot : celui qui aime les mitsvot ne sera jamais rassasié de les accomplir.

Moché Rabénou s’est empressé de désigner trois villes en deçà du Jourdain avant même que celles-ci n’aient une quelconque utilité. Il faudra, en effet, attendre plus tard la conquête d’Israël et l’ajout des trois autres villes pour que toutes puissent enfin servir de refuge aux futurs meurtriers.

Moché Rabénou n’avait qu’un seul souci : celui d’accomplir des mitsvot sans relâche, au plus tôt, sans attendre ; même si la mitsva est, au moment où il la réalise, incomplète et sans intérêt immédiat.

Dans sa nature, l’homme est avide d’argent. Il en éprouve une attirance, une soif incommensurable. Même ceux qui ont une richesse colossale sont fascinés et hypnotisés par l’argent. Pourtant, nul n’ignore que cette course effrénée à vouloir gagner encore et encore n’obéit à aucune rationalité, à aucune logique de la pensée.

Les Sages ont comparé l’envie irrésistible de l’argent à l’amour des mitsvot. Lorsque D.ieu a créé l’homme, Il l’a doté de capacités, de forces intérieures, dans un but bien précis : celui de servir le Créateur.

L’origine, la source de cette passion pour l’argent, découle de l’aspiration de l’homme à vouloir capter la lumière divine contenue dans la Torah. Cette lumière est sans limites, infinie.

Pour acquérir la Torah, D.ieu a implanté dans l’homme une force illimitée, magnétique, qui va le pousser à vouloir l’obtenir. Mais hélas, l’homme dispose aussi du libre-arbitre. Et lorsque cette force n’est pas mise au profit du spirituel, elle se transforme alors en une aspiration purement matérielle, vide de sens et qui nous perd dans toute sorte de futilités ne menant nulle part, et nous empêchant d’accéder à la vérité de la Torah.

L’homme va devoir, durant sa vie, faire preuve d’un grand discernement pour pouvoir utiliser les capacités qui lui ont été données et de les diriger dans la bonne direction.

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