כ׳ באב ה׳תשפ״ב

Réussir dans l’éducation : Règle numéro 3

Réussir dans l’éducation : Règle numéro 3

La troisième règle essentielle dans l’éducation, est qu’on ne peut éduquer que si on a soi-même été éduqué (ou si on s’est soi-même éduqué).

On peut vouloir éduquer ses enfants dans la Torah même si soi-même on n’a pas été élevé dans ce chemin. Mais il est alors très important alors de se préparer à cette éducation, pour qu’il y ait une cohérence entre son propre comportement et ce qu’on va demander à ses enfants.

Car si on attend d’eux un certain comportement alors que soi-même on se conduit très différemment, il sera très difficile aux enfants de faire ce qu’on leur demande. Car ceux-ci ont besoin de voir en face d’eux un exemple vivant.

Ainsi, un homme qui fume (par exemple) aura beau dire à ses enfants: « Je te dis que la cigarette, ce n’est pas bon pour la santé !

Je ne veux pas que tu fumes! », il sera très difficile pour eux de l’écouter (surtout si, en disant ces mots, il continue à fumer lui-même sa propre cigarette…). Ce n’est que si le parent est profondément convaincu de ce qu’il dit, si ses paroles sortent de son cœur, qu’elles pourront entrer dans le cœur de son enfant.

Par conséquent, avant d’apprendre à éduquer un enfant, il faut d’abord apprendre à s’éduquer soi-même. Ou alors, si on sait qu’on a une lacune dans un certain domaine (exemple: la récitation des berakhot à haute voix et avec concentration), proposer à l’enfant qu’on s’y renforce ensemble (par exemple en disant à toute la famille, le Chabbat, lorsqu’on est réuni à table:

« Il est important mais difficile de dire les berakhot avec kavana. Venez, cette semaine, on essaye tous de s’améliorer sur ce point! ».

Un tel message passera, car celui qui le dit s’inclut dans ce qu’il dit. Il ne fait pas que dire aux autres ce qu’ils ont à faire, comme si lui-même en était dispensé.

On raconte à ce propos qu’un couple alla voir le Steipeler pour lui demander des conseils afin d’éduquer leur enfant, né depuis quelques jours seulement. Pourtant, le Rav leur dit: « Vous êtes venus trop tard! ». Car en vérité, l’éducation d’un enfant commence non pas à la naissance de celui-ci, mais à celle de ses parents…

Il est donc très important que les parents s’intéressent eux-mêmes à la Torah, afin de se parfaire  dans son étude et dans sa pratique. Ainsi, ils auront les moyens d’éduquer leur enfant sans faire d’erreur (et parfois une erreur peut coûter très cher…), et ils auront plus conscience de la grande responsabilité qui repose sur eux.

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