י״ד באב ה׳תשפ״ב

Se soigner pendant Chabbat

A motion blurred photograph of a patient on stretcher or gurney being pushed at speed through a hospital corridor by doctors & nurses to an emergency room

Si on a le choix entre deux médecins pour soigner un malade pendant Chabbat, et que l’un est pratiquant alors que l’autre ne l’est pas, y-a-t-il une préférence de choix ?

Lékhat’hila (a priori), il faudra aller chez le médecin pratiquant.

Une des raisons à cela est que ce médecin est plus conscient de l’importance de respecter Chabbat, et qu’il ne fera donc pas en ce jour des mélakhot autres que celles qu’il est autorisé à faire pour soigner le malade.

Mais si le médecin non-pratiquant est plus qualifié, il sera permis de faire soigner le ‘holé chéyech bo sakana (malade dont la vie est en danger) par ce médecin. Et on pourra aussi s’appuyer sur son avis s’il affirme qu’il faut transgresser Chabbat pour soigner ce malade, dont la vie est en danger.

Si le téléphone du médecin sonne sans interruption, laissant penser à l’urgence d’une intervention, le médecin pourra y répondre, bien qu’il ne sache pas vraiment si on l’appelle pour soigner un malade ou pas.

S’il peut le faire avec un chinouy (un changement) ou par l’intermédiaire d’un enfant, ce sera préférable.

Mais s’il n’y a pas d’enfant ou qu’il ne peut pas faire de chinouy, il pourra répondre sans aucun problème car en cas de doute sur la nature du risque, cela est permis.

Lorsque le médecin doit écrire une ordonnance pendant Chabbat, il devra absolument l’écrire béchinouy (de manière inhabituelle c’est-à-dire par exemple, s’il est droitier, l’écrire de la main gauche).

Si une personne s’est déplacée un membre du corps par exemple l’épaule pendant Chabbat :

– S’il y a un risque de danger, elle entre dans la catégorie de ‘holé chéyech bo sakana, et on pourra donc faire pour elle même une mélakha normalement interdite par la Torah si cela est nécessaire pour la soigner;

– Mais si sa vie n’est pas en danger, elle entre dans la catégorie de ‘holé chéein bo sakana, et on ne pourra donc faire pour elle que des mélakhot qui sont normalement interdites par les ‘Hakhamim (et pas par la Torah) si cela est nécessaire pour la soigner.

Pour savoir si une personne qui s’est déboitée un membre est en danger ou pas, on pourra faire une radio pendant Chabbat. Et même si elle n’est pas en danger, le médecin pourra pendant Chabbat lui remettre en place le membre qui s’est déboité.

Une personne qui s’est cassé le bras ou la jambe pendant Chabbat est considérée comme un malade en danger. Et on pourra faire pour elle toute mélakha nécessaire pour la soigner, même si ci cette mélakha est normalement interdite par la Torah.

Si une personne a le nez tellement bouché pendant Chabbat, qu’elle a du mal à respirer, elle pourra sentir un produit comme le vix par exemple. Car bien  qu’il soit en principe interdit de prendre un médicament pendant Chabbat, les décisionnaires n’ont pas considéré ce produit comme un médicament mais comme quelque-chose qui aide à mieux respirer.

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