י״ט באב ה׳תשפ״ב

Le passé, miroir du futur

Le passé, miroir du futur

Paar Yossef Aflalo

Le Gaon de Vilna nous révèle au nom de ‘Hazal un yéssod (principe fondamental): ceux qui pensent:

– qu’autrefois, dans les générations qui nous précédés, il existait des individus isolés, des individus puissants, d’envergure, capables d’influencer ou même de détruire le monde entier;
-mais qu’aujourd’hui cela n’est possible que par la force du tsibour;
se trompent.
Aujourd’hui encore, nous dit le Gaon, il existe des individus aptes à changer la face du monde. 
Ce n’est pas le courant majoritaire qui fabrique et détermine l’Histoire. Il s’agit bien d’individus isolés, comme cela est écrit dans la Hagada : « chébékhol dor vador ‘omdim ‘alénou lékhaloténou (à chaque génération, on se dresse contre nous pour nous détruire) ».
La seule différence est qu’avant, les choses se savaient (on agissait de manière dévoilée, aux yeux de tous), mais qu’aujourd’hui, les projets funestes restent secrets.
A l’époque de Nimrrod ou Bil’am, tout le monde connaissait le personnage, et savait quelles étaient ses intentions maléfiques. Aujourd’hui, plus personne ne connait le Nimrod ou le Bil’am de notre génération: les multiples tentatives de destruction d’Israël sont fomentées dans le plus grand secret. Mais l’histoire du monde ne dépend que de ces individus isolés, qui agissent avec fourberie, en silence, dans le plus grand secret.
Ce yéssod, nous le connaissons de Chelomo Hamélekh, déjà dans Kohélet, où il est écrit « ma chéhaya hou chéyihyé »,ou alors « véein kol ‘hadash ta’hat hachamech »: ce qui s’est passé dans le passé est exactement ce qu’il se passera dans le futur ; le passé est en fait un miroir qui nous reflète le futur.
Hachem a donné à l’homme un kéli qui s’appelle la mémoire, afin de méditer sur le passé, pour entreprendre et gérer le futur comme il se doit.
 
Le passé est au service du futur: c’est grâce à lui, c’est en l’analysant, que l’on va pouvoir construire son futur. La difficulté est qu’il nous semble que la réalité d’aujourd’hui et celle d’autrefois sont complètement différentes, qu’elles n’ont aucun rapport, que les choses ont bien changé. Mais en vérité, rien n’a changé dans le fond. Seul l’emballage est différent.
A ce propos, lorsque Yaacov a combattu l’ange d’Essav, à la fin du combat, il lui a demandé « haguida na chimkha (dis-moi quel est ton nom) ». Le sar d’Essav lui a répondu « lama zé tichal lichmi (pourquoi tu me demandes quel est mon nom?) ». Et Rachi d’expliquer: ein lanou chem kavoua’ (nous n’avons pas de nom fixe/précis), michtanim chémoténou (nos noms changent), hakol léfi mitsvat ‘avodat hacheli’hout chéanou michtalé’him (tout va dépendre de la mission pour laquelle nous avons été investie).
Les malakhim n’ont pas de chem kavou’a, ils n’ont pas de nom fixes.
L’ange d’Essav n’a pas de nom précis. Son nom va varier selon le temps, selon l’époque: un jour, il s’appelle « ‘avoda zara' », un autre jour « philosophie », puis « haskala », « communisme », « nazisme » ; et aujourd’hui, pour nos détracteurs, « sionisme ». « Nous ne sommes pas antisémites, nous sommes antisionistes! », s’exclament-ils.
Le nom de notre ennemi varie selon le temps. Mais, dans le fond, il est le même. Sa volonté de destruction d’Israël est invariable.
Le mal qui prévalait autrefois est celui qui prévaut aujourd’hui. Son nom a changé, mais il est resté le même.
Lorsqu’il est écrit dans la Hagada qu’à chaque génération, nos ennemis se dressent conte nous pour nous détruire et Hachem nous sauve de leurs mains, nous devons prendre conscience du cadeau qu’Hachem nous fait à chaque instant.
Forts de ce yéssod que nous a transmis le Gaon, notre travail est de procéder à l’identification de notre ennemi. Et ainsi, par là même, nous pourrons garantir la pérennité du ‘Am Israël.

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